Caroline's profilePlanète CPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    Aimer comme...

     
    Comme le castor, construire son amour patiemment et le protéger des indiscrétions...
     
    Comme le chien, être enivré de bonheur par la seule présence de l'autre...
     
    Comme le chat, se lover sensuellement contre l'autre mais se détacher si l'étreinte devient trop étouffante...
     
    Comme le cheval, ressentir instinctivement l'autre...
     
    Comme la tortue de mer, avoir confiance et lâcher prise...
     
    Comme le singe, ne jamais oublier que l'autodérision, le sens de l'humour et les fous rires permettent l'équilibre de nos échanges avec l'autre...
     
    Comme la louve, être tendre avec l'autre lorsque le deuil le rend vulnérable...
     
    Comme le miroir, lui parler franchement de ses forces et de ses travers, l'aimer tel qu'il est... sans exiger qu'il change quoi que ce soit...
     
    Comme le saumon, persévérer vers l'autre malgré les difficultés et l'incertitude...
     
    Comme la rose, toujours offrir ce qu'il y a de plus beau et de plus noble en nous... même s'il ne semble pas le remarquer...
     
    Comme le vent, transporter l'autre vers des paysages qu'il croit inaccessibles...
     
    Comme la pluie, rafraîchir et laver l'autre de ses tristesses d'hier...
     
    Comme l'arbre, être un hâvre silencieux et une ombre bienfaisante pour l'autre quand il a besoin de se retirer du monde un moment...
     
    Comme la baleine, savoir que, peu importe la distance, l'amour vous lie l'un à l'autre...
     
    Aimer l'autre: c'est lui offrir toutes ces manières à la fois
    S'aimer soi-même: c'est laisser l'autre nous les offrir en retour
     
     
     
     
     

    Survivance...

    L’océan sans la rivière

    La rivière sans les ruisseaux

    Les ruisseaux sans la pluie

    La pluie sans les océans…

    Cercle de Vie… naturel, immuable, magnifique

     

    L’Être humain sans Eau… lente agonie vers la Mort

    L’Eau sans l’Être humain… lent retour à la Vie

     

    Caro

     

     

     

    Mon urgence...

    Terre Mère
    Mère...
     
    Toi qui portes les forêts et les rivières...
    et le fardeau de notre charge sans cesse grandissant
     
    Toi qui nourris l'arbre, l'ours, le poisson, le corail...
    et notre appétit insatiable d'ogre malveillant
     
    Devant Toi, si patiente et bienveillante...
    Humblement je me pli à la violence de tes tempêtes
     
    Avec Toi, que l'on viole et déchire...
    Parce que je comprends les soubresauts de ta révolte
     
    Face à l'indifférence 
    de te voir lentement mourir
    Je cri mon urgence...
    et ma peine à te voir encore souffrir...
     
    Toi où l'on retourne 
    quand on est plus que poussières
    Nous accueilleras-tu encore longtemps...
    Quand ta chair,
    trop meurtrie pour en guérir,
    ne maternera plus
    que les résidus de notre inconscience...
     
    Caro
     

    Tu...

     
    Tes yeux de rivières et d'océans
    Paysages de passion
    Où je nage avec délice
    et dessine mes horizons
     
    Ta peau changeante
    Mirage de mes jours
    Élans de mes nuits
    Oasis infini de poésies
    Où je pose mes frissons
     
    Homme aux tempes sages
    Ta voix douce et ardente m'emporte
    Dans cet ailleurs imaginé
    Où tu exprimes ma fièvre
    et enfièvres mes mots
     
    Sur mes lèvres impatientes
    frémit un TU
    Sur ta bouche invitante
    un JE se dépose 
    ... et dans l'infime espace entre les deux... 
    un NOUS espère...
     
    Caro
     
    (poème pour un amour rêvé... pour celui que je ne connais pas encore mais que j'imagine)
     
     

    Minute

     
    Tic Tac
     
     
    Insistante des jours de semaine
    Tu presses toujours
     
    Lourde des nuits solitaires
    Tu chagrines parfois
     
    Paisible des matins de congé
    Tu calmes souvent
     
    Lente des salles d'attente
    Tu angoisses réellement
     
    Sonore des maisons silencieuses
    Tu isoles profondément
     
    Compagne de la Muse murmurante
    Tu inspires doucement
     
    Éternelle de l'hier et de l'aujourd'hui
    Tu me rappelles constamment
    Que je n'entendrai peut-être pas
    Celle qui viendra après toi...
     
    Caro
     
     
     

    Les Sens retrouvés...

    Voir autrement 
    Admirer
    l'intensité d'une émotion...
     
    Respirer
    les couleurs de l'eau et de la terre... 
     
    Écouter
    le coeur de l'autre...
     
    Toucher
    l'essentiel...
     
    Goûter 
    à l'instant...
     
    Délicatesse des sens raffinés
    Courtoisie faite à l'âme
    ... les perceptions retrouvées...
     
    Caro
     
     
     

    Intolérance

     
    Ce qui ne te ressemble pas...
    Tu le juges
     
    Ce que tu ne comprends pas...
    Tu le condamnes
     
    À ce qui n'est pas toi...
    Tu t'opposes
     
    Ce qui te ressemble...
    Haine
     
    Ce que tu comprends...
    Conflits
     
    Ce que tu n'es pas...
    Liberté
     
     
     
    Parfois tu sers tes ennemis
     Légère nuée qui boit encore à ton puit
    Voilant ton nom sous de douces paroles
    Comme on se sert de la Lumière pour cacher l'Ombre
     
    Les lèvres s'ouvrent
    et les coeurs parlent enfin
    Ainsi s'annonce ta Fin...
     
    Caro
     
     

    Les Leçons

     
    Comment...
    Où...
    Pourquoi...
     
    Lentes mutations
    Solitude douce-amère
    Tel est le voyage de l'Âme
    Vers la Lumière
     
    Rien ne dit qu'elle n'est pas douloureuse
    La métamorphose de chenille à papillon
     
    Caro 

    From blood and ashes

     
    She doesn't know how she got there
    but she cannot escape
    nor does she want to...
     
    She's staring at the fire
    But there is no burning flames
    Just smoke growing higher
    And people with no name
     
    Slowly taking shape
    The smoke is now a swan
    That covers her like a cape
    For she's the "Chosen One"
     
    Closing her eyes to cherish the moment
    Feeling its feathers, gone in an instant
    She looks down at her legs
    Where was the bird, now sits an egg
     
    Stunned, they stare at each other
    As the Chaman gently goes to her
    For the proof stands there silently
    It's the blood and ashes they now see
     
    ... she was born again that day...
     
    Caro2004

    La Place Vide

     
    ... pour Vinçange, Edisson, Hugs For Free et tous les visages anonymes que j'ai eue le privilège de croiser sur ma route.
     
    Tous les jours tu es là
    La main tendue et le regard fuyant
    Tes vêtements racontant inutilement
    l'histoire d'une vie qui n'est pas la tienne
     
    Enfant de cette rue qui t'accueille chaque nuit
    Enfant de cette ville où tu traînes ta misère
    Le bruit des sirènes qui fait fuir les couteaux
    Peut-il te rassurer toi qui vas sans manteaux?
     
    Es-tu plus en sécurité sur le bithume enneigé
    Que dans le lit qui t'as vu grandir... et peut-être souffrir?
     
    Un passant dépose parfois une pièce
    Que tu ramasses patiemment
    Et qui paieront ce qui te fera oublier, du moins jusqu'à demain,
    La tendresse que tu n'as pas reçue aujourd'hui
    L'indifférence et le mépris des passants
    Et les mots durs qu'on t'a lancés cruellement
     
    Un foyer aimant aurait-il mené tes pas
    Vers cette boîte de carton que tu appelles ta maison?
     
    Dans ton regard fixé sur le sol
    Il n'y a plus d'espoir que la désillusion
     
    Relèves-toi mon ami
    et regagnes ta dignité
    Tu as ta place dans cette vie
    Bats-toi pour la garder
     
    Caro

    Les cahiers

    De rose tendre

    Aux pages jaunies

    Secrets étalés

    Points amoureux

    Candide de premiers sentiments

    Chronos t'a vieilli

     

    D'olive et d'ambre

    Aux arabesques argentées

    Noires dentelles hésitantes

    Mots barbouillés

    Innocent de rêves et de désenchantements

    Chronos t'observe

     

    D'indigo

    Aux chevaux célestes

    Jardins de mots cueillis

    Mosaïque de l'âme

    Naïf d'espoirs infinis et intacts

    Chronos, par bonheur, t'a oublié

     

    Caro

    Mon pays intérieur

     
    Quelque part entre l'aube et l'aurore
    Les yeux fermés pour mieux voir
    Parce que la nuit ne m'a pas trouvée
    Parce que les rêves ne sont pas venus
    Parce que le jour ne m'a pas quitté
    Je peux sentir les murmures de ma mémoire
    Saisir mes draps pour me couvrir
    Saisir mon corps pour retenir
    L'envie soudaine de repartir
    Vers ce pays insaisissable
    Dont la beauté n'est entravée
    D'aucune frontière ni barbelés
    Mon voyage n'a connu nulle contrainte
    Mes pieds nus ont caressé le sable
    Encore chaud du soleil qui s'attarde
    Mes doigts se sont refermés
    Sur des mains caleuse et amicales
    Mon regard s'est posé
    Sur des bouches édentées et rieuses
    J'ai vu des fleurs courir dans les rues
    Jouer avec la pluie qui mouillait leurs chevilles
    Onde-promesse des fruits tant attendus
    Sucrés et tendres comme mille trésors
     
    Le jour se lève
    Je le dois aussi
    J'hésite à laver ma peau d'une si grande tendresse
    Pour parcourir cette ville sans couleurs
    Qui maudit la pluie et jette les fruits
     
    Mais à mon retour
    Ma plume sera là
    Si la nuit ne vient pas
     
    Caro

    Fusion

     
    Un souffle léger 
    De mes lèvres entrouvertes
    Une douce brise
    Agite les branches du Saule
    Une plume s'envole
    Sur ces deux soupirs
    Je respire, tu expires
    Tu m'inspires
     
    Caro

    Le plaisir d'Être simplement

     
    ou  Les subtils parfums d'une impression fugace
     
    Absente et présente à la fois
    Je m'efface pour renaître
    Différente sous chaque regard
    Je suis pourtant toujours semblable à moi-même...
     
    Entre ces mots impudiques
    Tu comprends ce que je n'ai pas écris
    Tu désires me vêtir
    Les émotions que tu me prêtes
    Sont des vêtements que je ne porte pas
     
    Je suis... Simplement.
     
    Joie? Tristesse? Sérénité? Colère?
    Ce jugement est le tien
    Tu as raison et tort à la fois
    Tu crois sonder mon âme
    C'est la tienne qui répond
     
    Tu vois dans mes yeux un reflet...
    Le tien peut-être
    Tu lis dans mes gestes une partie de moi
    Où tout semble se raconter en silence
     
    Ce voile entre toi et moi
    Porte les couleurs de ta mémoire
    Car cette brève rencontre
    Ne raconte pas mon histoire
     
    Caro

    Une délicieuse attente

     
    Assise près de toi
    Mes mains soudées à un verre que je ne bois pas
    Pour éviter les gestes maladroits
    Une seule voix
    Ta voix...
    Filant délicatement sur mon coeur
    Une toile douce et scintillante de mots enchanteurs
    Je prie pour éloigner les silences car...
     
    ... Quand mes lèvres trouveront les tiennes
    Pour qu'enfin je goûte le sel de ta bouche
    Qui s'attarde sur ma langue et étanche ma soif de toi
     
    Quand l'empreinte frémissante de ta peau
    Ce vertige de l'étreinte tatouant sous mes doigts
    Un appel lascif à mon corps enfiévré de promesses...
     
    Mais... Assise près de toi 
    Mes mains soudées à un verre que je ne bois pas
    J'espère toujours notre premier baiser...
     
    Caro2005

    Humility

     
    Hiver 2005, assise près d'un feu de camp tard le soir... c'est là que mon inspiration m'a trouvé :
     
    Humility
     
    Tiny spectrals of amber-coloured light
    Dancing in the dark
    Swirling up, reaching far
    To meet with the stars
    Unfortunalety dying before contact
     
    Tiny drops of frozen clouds
    Swirling down in a light fall
    One more thread of the White Mantle
    Landing on my tongue
    Melting to a warm droplet
     
    In between, there is me standing
    Looking up, staring down, whirling around
    Arms open to welcome life deep within
     
    Amazed and overwhelmed by this infinite beauty
    I feel like a tiny spec amongst Giants...
     
    Caro2005

    Haine

     
    Depuis l'aube tu t'incrustes
    dans les coeurs mutilés
    Subtilement tu t'ajustes
    à ces corps déchirés
     
    Chacune de tes morsures
    porte une âme humiliée
    Chacune de tes blessures
    Nourrie ta gloire enragée
     
    Tel un vautour dans un ciel sans nuage
    tu observes l'innocence subir ton orage
    Encore sous le choc de ce mortel assaut
    La victime se relève sans ressentir l'écho
     
    ... Et tu profites du silence
    Pour répandre ta douleur
    Dans cette vague de violence
    qui étourdi son coeur
     
    Nouvelle recrue de ton armée vengeresse
    Elle te sent sans savoir à quel point tu l'agresses
    Peu importe l'inconnu qui croisera son chemin
    Porte maintenant à ses yeux le menaçant venin
     
    Ta puissance n'est pas de celle qui façonne les héros
    Mais plutôt d'inconscience d'où sont exclus les mots
     
    Devant toi toutes complaintes est inutiles
    Puisque tu es un animal sourd
    Menant tes attaques d'une main habile
    Dirigeant tes soldats vers un autre carrefour
     
    L'innocent à nouveau
    Arrivera au carrefour
    Et rencontrera sans un mot
    Ces âmes mortent aux pas lourds
     
    ... Et tu profites du silence
    Pour répandre ta douleur
    Dans cette vague de violence
    Qui étourdi son coeur
     
    Muette et ignorante brebis
    Tu la mèneras elle aussi
    Et elle marchera d'un pas lourd
    Vers le prochain carrefour
     
    Caro2001

    Safe and secret

     
    As the sun rises
    I hesitate...
    Because the day never left me
    Because the night never came
    I do not wish to let go of that special place
    Where I traveled barefoot in the warm desert sand
    My journey was not stopped by barbed wire fences
    I have seen toothless smiles
    And shaken rugged hands
    I have watched children play in the rain
    Soft storm promising fruits by the dozen
    Sweet and tender as a priceless treasure
    I have to wake now
    But I don't want to leave this tenderness behind
    To walk the streets of a city
    That hates the rain and throws away nature's sweet gifts
    But tonight
    When I'm back
    My pen will find me
    If the night doesn't
     
    Caro

    Silence relatif de la nuit

    À cette heure où la plupart des gens dorment, c'est le moment que choisi mon inspiration pour s'éveiller...
     
    Indomptable amie, qui ne se laisse imposer aucun moment que l'on qualifierais de normal... mais c'est ainsi... et je compose avec son horaire car c'est dans le silence relatif de la nuit qu'elle se fait le plus entendre... l'ignorer serait comme gaspîller l'instant...
     
    Imprévisible, je ne sais jamais ce que sera son prochain murmure à mon coeur...
    Me demande t'elle de prendre la plume, le pinceau ou le crayon? Je la suivrai où elle me conduira...
    Un trait, un mot... et puis un autre... je ne dois pas la forcer ou même tenter de deviner ce qu'elle essaie de dire... mais me laisser guider et m'abandonner doucement car ces paysages ne sont jamais vides ni dépouillés... et c'est toujours vers moi qu'elle voyage...
     
     
        Ces mots merveilleux qui font mal
     

    Le temps marque les mots.
    Ces mots que l’on voudrait avoir vécus,  avoir ressentis.
    Ces mots que l’on sait partagés avec l’autre.
    L’autre qui n’est pas soi.
    Ils sont beaux ces mots qui font mal.
    Elles sont pures ces lettres de l’âme.
     

    Un dialogue dans le temps et l’espace apporte le deuil de l’échange.

    Ces mots de mon âme formés à la lueur d’une chandelle

    ont laissé leurs traces sur le papier

    mais pas dans le cœur destiné.

     

    Ta main que je n’ai jamais touchée,

    caresse tendrement l’épaule fortunée.

    Ta bouche que je n’ai jamais goûtée,

    effleure sensuellement l’autre peau d’un nouveau frisson.

    Ton cœur que je ne peux émouvoir,

    abrite l’immensité de tes élans vers l’autre,

    ce pays où je n’ai pas accès.

     

    Ces mots pour l’autre sont si beaux qu’ils font mal.

    Cette douleur nourrit les sentiments que l’on veut effacés

    mais qui refusent de nous quitter.

    Cette souffrance n’est ni  jalousie ni envie,

    elle est simplement le signe de sa force.

    Ces mots pour l’autre sont si beaux qu’ils font mal,

    car ils dévoilent  la splendeur de ton âme…

    et confirment les élans de la mienne.

     

    Bénie soit l’autre qui reçoit ton être en partage.

    Elle est sûrement magnifique cette âme qui enchante la tienne.

     

    Mon cœur rempli de cette vision d’harmonie que je ne partage pas,

    je marche sur cette route qui m’a été assignée.

    Tous les pas qui m’éloignent, versent une larme cachée, secrète. 

    Cette tristesse qui m’habite aujourd’hui, lave les poussières des douleurs d’hier. 

    Mais c'est un sourire qui anime mon visage...

     

    Je ne sais si un jour elles seront effacées

    ces lettres de mon âme qui t’étaient destinées.

    Car tous ces mots écrits à la lueur de la chandelle

    ont laissé leurs traces sur le papier

    et sur... mon… cœur.

    Caro2008